OUZBEKISTAN MAIL No 1 : 17/4/2013

 

Bonjour d'Ouzbékistan,

L'arrivée à 3 h 30. du matin à TACHKENT (la capitale), a été plutôt chaotique.

Passage à la police interminable, pseudo contrôle des changes et bagages aux Rayon X, change de 50 Euros, bref à 5 h30, nous étions au lit.... pour quelques heures seulement : La dure vie du routard commençait !

Un temps plus que clément nous accueille (28 / 30 degrés).

3 hot spots :

1/ les ensembles religieux d'une architecture fidèle à notre imaginaire, implantés dans des parcs verdoyants très bien entretenus.

2/ la vieille ville avec ses ruelles sinueuses et étroites aux murs aveugles en pisé qui cachent cours et maisons et enfin, son immense bazar à l’oriental, en plein air, grouillant d'activités, où l'on peut tout dénicher.

3/ la ville nouvelle, agréable, avec ses grandes et belles avenues arborées dont "BROADWAY" !!!

Au centre, sur son cheval, l’ami Tamerlan veille.

Très facile de circuler dans TACHKENT avec son métro hyper rapide aux jolies stations évoquant le métro moscovite.

Fouille systématique à toutes les entrées par des policiers attentifs.

Après 2 jours ici, envol pour KHIVA.
Un ensemble religieux prestigieux dominé par deux immenses minarets de toute beauté à l'intérieur de hautes murailles. Frénésie de photos et vidéos.

De là, petite virée dans le désert à la rencontre de ses citadelles et au passage, des Ouzbeks nous invitent à partager leur repas sous la yourte. Innombrables fleurs éphémères du désert.

Taxi collectif, bien serrés, bien secoués et sous une pluie battante jusqu’à BOUKHARA : 450 Km.

D'un coup, le temps a changé. De 30 degrés on est passé à 12 degrés, choc thermique !

BOUKHARA, grandiose, à nous les minarets, mosquées et madrasas.

On ne sait plus où regarder !!!!!
Bien logés dans une chambre chauffée, béni soit Allah !!!!!!

A TACHKENT, tenue vestimentaire très libre. De la mini jupe au costume traditionnel.

A BOUKHARA c’est plus strict mais la vodka et la bière coulent à flot !

Les indigènes - pardon - les Ouzbeks sont adorables mais parfois bizarres.

Ils nous offrent des bonbons quand on les prend en photo. Le monde à l’envers.
Mais hier au resto, on nous a compté le sucre pour notre yaourt mais heureusement, ni le sel, ni le poivre!!

Après réclamation musclée, ils nous ont dégrevé le sucre.
Ceci dit, l’hospitalité ouzbèke n’est pas une légende.

Petit problème ici, les sous ! Pour 1 euro, on obtient, au marché noir qui est devenu quasi officiel, 3500 soums.

Pour 400 euros, 1 million 400.000 soums délivrés en billets 1000 ou 500 (seuls billets existant).

Il faut une valise pour transporter ce qui ressemble à un casse de banque, 1400 billets de 1000 soums, et pour compter cela.......... Bonjour!!!!

 

Demain, partons pour le désert du KYZIL KOUM et lac ADJAR KUL pour 3 jours avant de rejoindre SAMARKANDE.

 

 

OUZBEKISTAN MAIL No 2 : 24/4/2013

 

Bonjour à tous,

Après BOUKHARA, vu et revu, nous partons en automobile avec chauffeur dans le désert du KYZYL KUM, entre le lac AIDAR KUL et les monts NURATAU.

 

Mention spéciale pour ce lac qui est la revanche de "feu" la mer d'Aral.

En effet, il est récent (1970) créé par le déversement d’un réservoir naturel.

Sale, refuge des oiseaux migrateurs, il est franchement plus grand que le lac de St Cassien, puisqu’il mesure 200 KM de long.

Nuit sous la yourte, couchage tout habillé, le nez sous les couettes, froid quasi sibérien !

Le soir, avec un couple français, mélopée kirghize à la lueur d'un feu de camp.

Comment parvenait-il à gratter sa guitare ? La séquence romantique s’arrête là.

Nous avons vécu ici dangereusement, car ce désert, vert et fleuri de coquelicots en raison des pluies, est habité par des loups, des sousliks ( ?), des chacals, et surtout des varans pouvant atteindre la taille d un homme et qui se déplacent à plus de 50 Km/ h.

Ils assomment leurs victimes d'un coup de queue, nous on ne peut pas......courir aussi vite !!!

Aussi, scorpions, araignées venimeuses, (falangas), et pour finir, quelques cobras

On l’a échappé belle !!!

Continuation vers des villages de montagne. Logement chez l’habitant.

La nuit aurait du être à nouveau glaciale sans l'intervention d'une des femmes de la maison qui nous a allumé un poêle à bois.
La température est montée à 30 degrés ! Nouveau choc thermique.

 

Beaux paysages, calme et sérénité, scènes de la vie rurale, ambiance bucolique. Famille adorable, aux petits soins.

Apres 250 Km de route, on gagne SAMARKANDE.

Légendaire cité sur la route de la soie, perle de l'Orient, splendeur de l'héritage de Tamerlan, bref, les qualificatifs ne manquent pas.

 

Aujourd'hui, météo très capricieuse qui nous confine dans la chambre du B&B que nous occupons.
25 chambres dont une seule occupée par les Grand !! En effet, très peu de routards en Ouzbékistan, les autres touristes sont en groupe. Le + grand nombre de touristes est ouzbek et ils prennent grand plaisir à nous tirer le portrait.

 

Les chambres du B&B sont sommaires mais le jeune boss est d’une rare serviabilité.

Nos petits déj. sont copieux: thé, café, lait, charcuterie (d’âne ?), pain, beurre, confiture de carotte (mais si, c’est bon !) œufs, frites/lentilles, kéfir et nous voila repus pour la journée.

 

On approche sournoisement de l’overdose de mosquées, mausolées, madrasas etc ...

On vous racontera la suite dans un prochain mail pourvu qu’Allah nous prête vie !

OUZBEKISTAN MAIL No 3 : 7/5/2013

 

Apres Samarkand, passage par Tachkent que nous gagnons par le train en business class !
Les Grand s'embourgeoisent ! et de là, en taxi collectif pour 7 heures de belle route montagneuse, avec passage d’un col assez élevé
(la neige est à portée de main).
Puis, descente dans la vallée du Ferghana.
Cette vallée est le grenier de l Ouzbékistan.
Champs de coton, champs de blé en herbe, vergers, muriers (d’où la soie)
et la vigne qui est à 4 mètres du sol, le long des maisons, formant auvents à celles ci.
Echelles pyramidales pour cueillir le raisin. Jolie campagne travaillée presque uniquement par les femmes.
Les hommes surveillent ou font la sieste....
Par contre les villes sont décevantes, tentaculaires, bâties sur le même modèle, soviétique à l’extrême.
Dans un immeuble hideux, délabré, de 9 étages sans ascenseur, Elvira nous accueille dans son B&B.
Violent contraste avec l extérieur du HLM.
Presque cosy, décoré façon ouzbèque : fleurs artificielles et peluches colorées de toutes dimensions en veux tu, en voila !
Cette Ukrainienne gère d une main de fer son juteux business.
Elle ne parle pas, elle hurle et tout le monde, touristes et surtout mari, file droit.

Des 6 jours de visite de cette vallée, le point fort restera à jamais
les 2 jours et 2 nuits passées dans un village de campagne, invites par le jeune chauffeur du taxi collectif.
Maison typiquement ouzbèque, sans eau courante, WC au fond du jardin.
On nous attribue une grande pièce agrémentée de tapis et coussins pour y dormir douillettement, ce nous fîmes.
La précarité des lieux est très largement compensée par l extrême gentillesse de cette famille qui nous coucoune.
La mère attend Brigitte à quelques mètres des WC, une cruche d’eau chaude à la main, pour les ablutions nécessaires !!
Délicate attention, un peu gênante quand même !
Repas à la hauteur de leur hospitalité. Incroyable !!! Les voisins, curieux, sont venus voir l étranger.
Soirée dans la cour ou le barrage de la langue a presque fini par disparaitre.
Emouvant... et ne parlons pas des adieux !!!

Retour a Tachkent avec notre jeune chauffeur en taxi collectif.
2 jours a déambuler dans la chaleur (enfin installée) avant le grand saut du retour at home.

Allons voir l immense parc Navoï, avec en son centre un grand lac: rendez vous des amours illicites, ça chauffe dans les bermudas !!!