Jour 1 : 17 juin
"Embûches à Delhi"

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De Vienne à Delhi seulement 7h30 de vol.
Minuit en France, 3h30 du matin à New Delhi. A cette heure là, difficile d'affronter une ville que l'on ne connait pas et à plus forte raison cette ville là. Les guides que nous avons lus sont formels : le voyageur doit s'attendre à un parcours semé d'embuches dès qu'il quitte l'aéroport. Tous les escrocs, voleurs, arnaqueurs de tous poils nous attendent, là, dehors, derrière les portes de l'aéroport. Des amis voyageurs nous ont raconté leurs mésaventures à l'arrivée à New Delhi, et donc, nous avons décidé d'attendre que le jour se lève, en restant à l'intérieur, dans la salle des bagages climatisée et tranquille.
Dans un coin, nous installons par terre nos sacs de couchage, et avec les sacs à dos pour oreillers, nous dormons jusqu'à 7h 30.
C'est donc en bonne forme, mais avec appréhension que nous franchissons les portes de sortie de l'aéroport.
Une chance pour nous : depuis 2 mois, un métro rapide va de l'aéroport à la gare ferroviaire de New Delhi. Cela nous évite au moins d'affronter les taxis qui, ici, sont mal réputés. Une hôtesse charmante nous aide à prendre nos tickets à la machine. Incroyable! Trajet dans un métro ultra moderne, climatisé, confortable...Mais ce rêve ne dure que 20 minutes.
Dés la sortie, tout nous tombe dessus, en bloc : la chaleur humide, les odeurs, la boue, les mendiants, les rabatteurs de tout poil, les chauffeurs de rickshaws, tous les gens bien intentionnés qui veulent nous aider...
L'hôtel que nous avons réservé pour une nuit, par internet, est tout proche de la gare : sur mon plan c'est clair...mais dans la réalité : pas trace de l'hôtel Pallvi dans la rue Arakashan. Nous allons et venons dans la rue, à la recherche de ce foutu hôtel. Il y en a des dizaines d'autres, mais pas celui là! Tous les escrocs de la rue finissent par nous repérer et nous tomber dessus, comme les guêpes sur une tartine de confiture. Et ça ne loupe pas : on nous fait le coup classique "Vous cherchez l'hôtel Pallvi...ah! Il a brûlé, et a été reconstruit dans un autre quartier. Mon copain, qui est taxi peut vous emmener, pas cher!" Heureusement, cela fait partie des entourloupes citées dans le guide du Routard. Evidemment c'est faux, mais quand on ne trouve pas son hôtel, comme nous, on est à deux doigts d'y croire, et de se faire emmener pour atterrir dans un autre hôtel.